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La Ligue Africaine de Droits de l'Homme et des Peuples (L.A.D.H.P)

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Tél./Fax: (221) 821 26 98
Email : lbadji@telecomplus.sn

Directeur exécutif : Landing BADJI

La Ligue Africaine de Droits de l'Homme et des Peuples (L.A.D.H.P) est une organisation non gouvernementale panafricaine.

Elle fait appel à tous ceux qui, en Afrique, luttent contre l'injustice, l'illégalité, l'arbitraire, l'intolérance, la discrimination raciale et pour l'émancipation des peuples. C'est ce qui explique que depuis sa création en juillet 1987, sa section du Sénégal s'est investie dans la vulgarisation et la liberté d'aller et de venir et de l'enseignement des droits de l'homme.

Certaines des activités menées dans ce cadre, plus spécialement celles liées à la torture ont permis à la L.A.D.H.P de collaborer de façon fructeuse avec AMNESTY INTERNATIONAL. Cependant, qoique très important voire décisive pour la promotion et le respect des droits de l'homme par l'Etat, il est apparu très vite aux membres de la L.A.D.H.P que cette activité était partielle, donc incomplète.

Sommaire

* PRESERVER LA DIGNITE HUMAINE

* POUR UNE COMPLEMENTARITE

* UN GUIDE POUR LA PROTECTION DES CONSOMMATEURS

* LA CONCRETISATION D'UNE OPTION

* LA L.A.D.H.P ET LES REFUGIES


PRESERVER LA DIGNITE HUMAINE

Pour la L.A.D.H.P, si la nature rationnelle de l'homme en fait un être capable de penser, un être vivant ayant un droit naturel à maintenir sa vie, à soigner sa santé, c'est bien parce que l'homme a une particularité incontestable. Il s'agit ici, bien sûr, non pas de l'individus -l'unité du genre humain- mais de la personne humaine, c'est-à-dire de l'homme qui a assimilé un ensemble de croyances, une culture, un mode de vie, etc. Dès lors qu'il vit, cet homme affirme par ce fait même une dignité qu'on est obligé de respecter et de protéger. Ce n'est donc pas un hasard si la Déclaration Universelle de Droits de l'Homme dispose en son article 25:

"1. Que toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien être et ceux de sa famille notamment par l'alimentation, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services médicaux nécessaires; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de veuillesse ou dans les autres cas de pertes de ses moyens de subsistances par suite de circonstances indépendantes de sa volonté..."


POUR UNE COMPLEMENTARITE

Bien que la L.A.D.H.P soit consciente que la déclarration Universelle des Droits de l'Homme n'institue aucun mécanisme de contrôe à cause de sa nature juridique, elle considère qu'en verty de la Charte de Nations Unis, Les Etats qui y souscrivent ont accepté de faire de l'ONU un centre à partir duquel les efforts de la Communauté internationale seraient harmonisés en vue de promouvoire et de faire respecter tous les droits de l'hommes. Partant, ils sont tous tenus de repsecter et de faire respecter les dispositions de l'arctile 25 ci-dessu cité.

Par ailleurs, dès lors qu'à travers le Pacte International relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (New-York, 1966), les Etats parties -dont le Sénégal- reconnaissent le droit pour toute personne humaine d'être à l'abri de la faim et s'engagent à :
"...assurer une répartition équitable des ressources alimentaires mondiales par rapport aux besoins, compte tenu des problèmes qui se posent tant aux pays importateurs qu'aux pays exportateurs de denrées alimentaires" (article 11, 2°) il était nécessaire que les consommateurs s'organisent.

Cette position de la L.A.D.H.P était d'autant plus juste qu'en avril 1985, l'Assemblée Générale des Nations Unies avait adopté par consensus les Principes Directeurs pour la Protection du Consommateur (P.D.P.C).


UN GUIDE POUR LA PROTECTION DES CONSOMMATEURS

Les P.D.P.C comportent quarante six points qui sont autant d'indications, de normes, de mécanismes juridiques à promouvoir et/ou à atteindre par les Etats membres de l'ONU. La L.A.D.H.P s'était rendue compte que non seulement ces principes explicitent les Conventions adoptées en son sein , mais surtout prennent en compte une donnée qui devait être la base permanente d'une véritable politique de protection des consommateurs : leur faiblesse au plan juridique, scientifique et technique par rapport aux sociétés et aux entreprises. D'autre part, la L.A.D.H.P était convaincue qu'en Afrique en particulière où le contrat d'adhésion fait de clauses abusives est encore une norme juridique, il était temps de réagir.


LA CONCRETISATION D'UNE OPTION

Mais étant donné que la L.A.D.H.P ne pouvait à la fois promouvoir et défendre les libertés publiques, les libertés individuelles et les droits des consommateurs en même temps et de façon efficace, elle a pris la décision de sensibiliser les consommateurs, de les aider à se prendre en charge eux mêmes et à s'organiser de façon autonome. Ce faisant aussi, la L.A.D.H.P prenait en considération le fait que des droits spécifiques étaient reconnus aux consommateurs; sûreté et sécurité des produits, protéction de leurs intérêts économiques, droits aux choix, droit à l'information, droit à la réparation des torts, etc.

Après une campagne de presse menés avec l'appui de ses membres journalistes, la L.A.D.H.P a pu convoquer l'assemblée générale de l'association des consommateurs le samedi 28 juillet 1990 à ses frais dans un hotel de Dakar.

Maîtresse d'oeuvre de cette réunion, la L.A.D.H.P en avait dirigé les débats qu'elle avait introduit en exposant les griefs que tout consommateur devait formuler contre les sociétés nationales qui avaient le monopole de la production, du transport, et de la distribution, de l'eau, del l'énergie éléctrique et du téléphone.

Mais fidèle à son option de base, la L.A.D.H.P avait interdit que l'un quelconque de ses propres membres ne soit élu au bureau de l'Association pour la Défense des Abonnés à l'Eau, à l'Electricité et au Téléphone (A.D.E.E.Tél) qui venait d'être créée.

Toutefois, ayant choisi de lutter pour la promotion, la protéction et le réspect des droits de l'homme, la L.A.D.H.P apporte jusqu'à présent son assistance juridique gratuitement à l'A.D.E.E. Tél, ce qui contribue àà l'efficacité de cette association.


LA L.A.D.H.P ET LES REFUGIES

La Ligue Africaine des Droits de l'Homme et de Peuple (L.A.D.H.P) section du Sénégal a mené une action de grande envergure au cours des événements communément appelés "conflit sénégalo-mauritanien".

Après quinze jours d'émeutes, de pillage et d'affrontements sanglants en Mauritanie, près de 200 morts au Sénégal, 30 000 rapatriements de ressortissants sénégalais, gambiens, guinéens et maliens. Les expulsés ont été victimes de véritables actes de gangstérisme, ils ont été dépoullés de tous leurs biens.

Le gouvernement mauritanien mettra en application un véritable plan de nettoyage ethnique. C'est ainsi que plus de 70 000 négro mairitanien, citoyens de la République Islamique de Mauritanie, se sont vus retirer leur nationalité et, sans procès, seront déportés au Sénégal; parlmis eux, des fonctionnaires et des militaires de haut rang.

Dès le 11 avril 1989, la L.A.D.H.P se rendra dans els différnts sites d'accueil des réfugiés ( Ecole Nationale de Police à Dakar, Camp Militaire de Ouakam, Camp temporaire des réfugiés à Thiès, Dagana, Ndioume). Les témoignages recueillis et enregistrés sur cassettes audio ont permis à la L.A.D.H.P de dispoder de données prouvant que des deux côtés (Sénégal et Mauritanie), les droits de l'Homme ont été systématiquement violés.

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